Le Petit Atlas du Monde en ligne

Dans ce blog, vous découvrirez des cartes du monde, des continents, des pays et des océans. Vous découvrirez aussi des informations géographiques et économiques sur les différents pays du monde ainsi que des exercices pédagogiques.

15 février 2008

1.a. Le Monde

Première partie : Les Aspects Physiques
                       - le relief
                       - le climat
                       - les ressources en eau
                       - les risques naturels et accidents climatiques
    

Deuxième partie : La Population
                        - la densité de population
                        - l'évolution de la population

                        - la croissance des villes
                        - les mouvements (nomades...)

Troisième partie : L'Economie
                        - les flux aériens et maritimes
                        - les places boursières et la dettte
                        - les flux pétroliers

Quatrième partie : Les Aspects Culturels
                         - les principales langues officielles
                         - la langue française dans le monde

                         - l'édition et la communication
                         - les principales religions
                         - les religions et la politique

Cinquième partie : Les Grands Enjeux
                         - les grandes puissances coloniales
                         - la guerre froide

                         - le monde actuel
                         - les inégalités entre hommes et femmes
                         - les grands fléaux

+ une carte_du_Monde_vierge

Posté par Charlotte Piette à 18:09 - I.a. Le Monde - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


I. Aspects Physiques

1°/ La végétation

- Les terres froides : la toundra et la taïga :
Sur le littoral de l’Océan Arctique et à l’intérieur des terres (nord de la Russie et de l’Amérique du Nord), on trouve la toundra (plaine sans arbre) dans la région arctique, et la taïga (forêt de conifères) dans la région subarctique. Dans des conditions extrêmes, où les variations saisonnières sont très accentuées, la température dans la toundra n’atteint pas 10°C dans la période la plus chaude alors que dans la taïga, cette température doit exister au moins un mois par an pour qu’elle survive. Les précipitations sont peu importantes. La répartition uniforme des plantes et des animaux s’explique par l’existence d’une terre reliant l’Asie à l’Amérique, il y a des millions d’années. Certains ont ainsi pu migrer d’un continent à l’autre. De plus, la taïga offre du bois en abondance qui permet un développement de l’industrie du papier dans ses régions. On trouve aussi des gisements de minéraux d’hydrocarbures au Canada, en Sibérie ou en Alaska.

- Les forêts des régions tempérées :
Les forêts d’arbres à feuilles caduques, caractéristiques des forêts tempérées se situaient principalement dans l’hémisphère Nord, en Europe, aux États-Unis et en Asie orientale, où la plupart ont été détruites, remplacées par des cultures. Le climat varie : continental sur les côtes orientales, tempéré sur les côtes occidentales avec des pluies abondantes. En Amérique du Nord et en Asie dominent le chêne vert, le noyer et l’érable ; en Europe, le chêne vert, le hêtre, le châtaigner, le frêne et le tilleul. Aux tropiques, s’étendent des forêts de feuillus tandis qu’au Japon et au sud-est des États-Unis poussent des chênes, des lauriers et des magnolias ainsi que des palmiers et des fougères.

- Les forêts tropicales :
Les forêts tropicales (fluviales) se situent près du Golfe de Guinée (avec la forêt dense), en Amérique du Sud (Amazonie) et en Indonésie (près du Golfe du Bengale..). Les caractéristiques de ces forêts sont qu’on trouve toujours une température (» 27°C) et des précipitations (abondantes et régulières) très élevées : seule l’amplitude diurne importe. Les arbres sont très hauts, la faune d’une grande diversité : des singes, des oiseaux multicolores ou des insectes exotiques… Malgré la pauvreté du sol, la forêt tropicale est la plus luxuriante du monde.

- Les prairies :
Les prairies se situent dans tous les continents de la Terre, plaines ou collines, principalement entre déserts et forêts. En Amérique, les pampas (Amérique du Sud) et les prairies nord-américaines ; en Asie, la steppe russe ; en Afrique, le veld (au sud) et la savane tropicale ; en Océanie, la basse plaine australienne ; toutes sont des variétés de prairies. Le climat est humide et sec. Dans les prairies tempérées, les étés sont chauds et les hivers froids ; dans les prairies tropicales, la température reste uniforme toute l’année. Les animaux cohabitent ensemble comme par exemple dans la savane où l’on trouve, les lions, les zèbres, l’impala, la girafe…

- Les déserts (chauds) :
Les déserts se situent principalement en Afrique avec le Sahara et le Kalahari et en Asie, avec celui d’Asie centrale et d’Arabie. Le désert est inhospitalier pour les hommes : le climat est aride, les précipitations sont inférieures à 125mm, les températures varient de 30°C à 40°C la journée et jusqu’à 0°C la nuit. Il existe des déserts chauds (le Sahara), des déserts à latitude moyenne (Asie centrale, le Grand Bassin des États-Unis) et des déserts à basse latitude. Il y a principalement des déserts de reg (composés de roches) ou d’erg (de sable). Des terres arides sont devenues fertiles grâce à de grands travaux d’irrigation comme les rives du Nil. L’eau est effectivement très rare et précieuse pour les quelques habitants du désert. Des animaux comme les insectes, les scorpions, les araignées, les chameaux ou les gazelles ainsi que des plantes comme le cactus se sont pourtant adaptés à ce climat.

2°/ Le relief et les climats

1. Le relief
Le relief est réparti en différentes altitudes (dont l’unité est le mètre) :
- niveau au dessous du niveau de la mer : dépression comme près de la mer Caspienne en Europe
- niveau 0 à 200 (niveau de la mer) : les plaines comme la Plaine du Nord en Europe, les bassins comme celui de l’Amazone en Amérique du Sud
- niveau 200 à 500 : les déserts plats comme celui d’Australie (le Grand Désert de Sable), les bas plateaux comme en Amérique du Nord (avec les lacs)
- niveau 500 à 1500 : les plateaux comme en Arabie ou celui du Deccan, en Inde
- niveau 1500 à 4000 : les basses montagnes comme en Afrique australe, et des montagnes comme en Europe, les Alpes, ou en Nouvelle-Guinée (Océanie), ou encore des hautes montagnes comme la Cordillère des Andes en Amérique du Sud
- niveau 6000-8000 : de très hautes chaînes de montagnes comme en Asie, avec l’Himalaya et le Mont Everest.

Voir la carte_du_relief_du_Monde


2. Les climats
Il existe dix types de climats dans le monde :
- le climat nival, avec un sol constamment gelé : Groenland central
- le climat semi nival, avec les toundras : Barrow, en Alaska
- le climat subarctique, avec des hivers humides et froids : Moscou, en Russie
- le climat tempéré chaud avec humidité constante : Charleston, aux États-Unis
- le climat tempéré chaud avec sécheresse estivale : Athènes, en Grèce
- le climat tempéré chaud avec une sécheresse hivernale : Bénarès, en Inde
- le climat semi-aride ou subtropical avec des steppes : Williston au Canada
- le climat sec aride avec des déserts : Assouan en Égypte
- le climat tropical avec des précipitations périodiques et les savanes : Yola, au Nigéria
- le climat équatorial avec des précipitations constantes et les forêts équatoriales : Singapour

Voir la carte_des_climats_du_Monde



3°/ Les ressources en eau

La masse d’eau présente sur la planète est principalement constituée d’eau salée (97,4 %). L’eau douce (2,4 %) est stockée sous forme de glace pour l’essentiel ou dans les nappes souterraines. Les eaux de surface représentent une part très faible du stock d’eau douce (0,01 %). Au total, l’eau ne manque pas. En revanche, sa répartition et son accès sont inégaux. L’alimentation humaine ne représente que 8 % de la consommation mondiale d’eau, beaucoup moins que l’irrigation : 70 %.

Depuis la fin du XX siècle, l’eau devient un enjeu économique, social et politique. Cette ressource vitale subit directement la croissance démographique, la course au développement économique, l’aspiration à une meilleure santé. L’eau est-elle encore une ressource gratuite ? Les coûts croissants de son exploitation, de son recyclage imposent un prix pour son utilisation. L’accroissement de la demande fait de l’eau quelque chose de rare !

La problématique de l’eau varie radicalement d’une région à une autre. Dans l’Occident développé, situé dans les zones tempérées, tous ou presque ont accès à l’eau potable. L’eau, abondante, tend à être gaspillée. Mais les réserves d’eau sont faibles en Moyen-Orient et en Afrique où les facteurs de tensions se cumulent : des conflits apparaissent.

La Terre ne manque pas physiquement d’eau : c’est sa gestion qui est très mal gérée ainsi que sa distribution.

4°/ Les risques naturels et les accidents climatiques

Les risques naturels et les accidents climatiques accompagnent la vie des hommes. Autrefois, ils étaient considérés comme une véritable fatalité et l’homme ne pouvait que « subir ». Mais cette idée a profondément changé.

L’approfondissement de la connaissance de phénomènes naturels. La science des variations et des équilibres naturels se développe grâce à l’apparition de nouveaux instruments (satellites, logiciels d’ordinateur…) et grâce à la multiplication des coopérations. La Terre est à présent sous surveillance constante de milliers d’experts. Mais de nombreuses questions se posent à nouveau avec l’accumulation des connaissances.

Entre causes naturelles et causes humaines. Tous les accidents sont considérés comme dus plus ou moins en partie à l’homme. Les activités humaines modifient en effet les équilibres naturels. Par exemple, les cyclones (de plus en plus nombreux), les incendies de forêts (« non volontaires ») sont des conséquences des changements climatiques (en partie d’origine humaine, avec les industries, les transports… qui rejettent dans l’atmosphère des gaz à effet de serre). Ainsi durant le système soviétique, l’immensité du territoire russe est dégradée par les Soviets ; ce sont par ailleurs les multinationales des capitalistes qui polluent le tiers-monde… Depuis 1970, la responsabilité humaine dans les catastrophes naturelles est prise au sérieux. Mais comment définir la ligne de partage entre ce qui est le fait de la nature et le fait de l’homme ? Ce que l’homme a perturbé, il devrait être capable de le remettre en état.

Posté par Charlotte Piette à 18:00 - I.a. Le Monde - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

II. Population

1°/ Densité de population

Des facteurs essentiels

Les humains s’installent d’abord au bord des cours d’eau, des lacs et sur les côtes. L’Asie des moussons qui regroupe près de la moitié de la population mondiale offre des facilités agricoles importantes. Un des facteurs est donc le climat et le relief. Et depuis deux siècles, le principal facteur de cette répartition est le progrès technique : la révolution industrielle chasse les hommes des campagnes et les entasse dans d’énormes agglomérations. Mais la vie est parfois plus misérable : un milliard d’hommes vit dans les bidonvilles.

Une répartition inégale

- Les foyers de peuplement.

L’Asie s’impose donc comme la zone des plus fortes concentrations démographiques. Les hommes cherchent d’abord l’eau et la chaleur, favorables à l’agriculture. Et depuis la modernisation technique, des centaines de millions de paysans sont chassés des campagnes, poussés vers les villes, en quête de travail. Les autres concentrations de population sont l’Europe occidentale et les États-Unis. C’est tout d’abord le fruit de l’histoire. A partir du XV siècle, l’Europe « invente » la modernité. Les populations européennes augmentent jusqu’au XX siècle, pourtant parsemé par des guerres, la colonisation du monde. Et aujourd’hui l’Europe stagne à 780 millions d’habitants. Cela est du à la maîtrise de la natalité, avec dans certains pays de l’est un solde naturel négatif, compensé par l’arrivé de plus d’un million d’immigrés par an. L’Europe reste un continent très densément peuplé avec un taux d’urbanisation de 75%. Les populations des États-Unis se concentrent sur la côte des océans ou des Grands Lacs. C’est aujourd’hui une terre d’immigration, mais parfois clandestine.

D’autres zones connaissent aussi à leur tour le poids de la démographie, comme le Moyen-Orient et l’Afrique. Au Moyen-Orient, les concentrations de la population (notamment Égypte et Palestine) alimentent les tensions économiques et politiques entre les populations. Quant à l’Afrique, elle apparaît comme un immense et vide territoire malgré des zones de forte densité de population : en particulier au Nigeria, dans les Grands Lacs, en Afrique du Sud.

- Les endroits « vides ».

De vastes espaces demeurent inoccupés : la quasi-totalité du Canada, l’Amazonie, le Sahara, la Sibérie, l’essentiel de l’Australie. Les hommes, exceptés quelques nomades attachés à leur mode de vie, sont arrêtés par l’hostilité de la nature : désert ou végétation très dense, climat extrême. Les ressources comme le pétrole, les minerais ne sont donc pas convoitées.

2°/ L’évolution de la population

Entre continents

Deux géants, l’Inde et la Chine, rassemblent un tiers de la population mondiale. Ces deux états entrent à présent dans le jeu économique mondial. Autour de la Chine et de l’Inde, l’Asie est le continent des « colosses démographiques » : l’Indonésie, le Pakistan, le Japon…

L’Europe est le continent des pays de taille moyenne. Trois états, l’Allemagne, la Russie et la Turquie, n’entrent pas dans ce schéma ; l’Allemagne pendant près d’un siècle déséquilibre le continent, aujourd’hui du fait de la chute de la natalité, elle s’aligne comme les autres. La Russie avec ses 175 millions d’habitants demeure à part même si sa natalité s’effondre. Et la Turquie se revendique européenne alors que sa démographie garde la vigueur d’un pays du tiers-monde.

Mais avec d’autres pays (États-Unis, Canada, Australie et Nouvelle-Zélande), l’Europe se situe à l’avant-garde de la transition démographique, l’Europe occidentale libérale et l’Europe orientale ex-communiste ne se distinguant pas dans ce domaine. Le facteur déterminant est le degré d’éducation : la maîtrise de la fécondité par les femmes (contraception à l’Ouest, avortement à l’Est).

Le Moyen-Orient se définit, lui, par une forte poussée démographique, facteur de tensions dans une zone déjà lourde de conflits. L’Afrique frappe aussi par sa dynamique démographique, indissociable de son grave retard économique. L’Afrique est aussi touchée par le sida. Mais l’Afrique du Sud reste un cas à part, avec une démographie mi-européenne, mi-africaine.

L’Amérique, elle, est divisée entre l’Amérique du Nord, riche et engagée dans la transition démographique, et l’Amérique du Sud, très inégalement développée et souvent encore en phase de croissance démographique. Le Mexique reste un état à la fois du Nord et du Sud. Les États-Unis maintiennent une certaine vigueur démographique du fait de la forte immigration, venue du Mexique.


Une population en voie de vieillissement ?

Des pays démocratiques riches sont aujourd’hui confrontés au vieillissement de leur population comme en Europe occidentale, aux États-Unis, au Japon, malgré leurs traditions (par exemple, l’effondrement de la natalité dans les pays les plus catholiques). Ce groupe inclut aussi des pays plus pauvres comme la Roumanie et l’Ukraine.

Il y a enfin la Chine, soumise à une politique de l’enfant unique, tout comme l’Inde. Plusieurs pays encore en développement connaissent une chute rapide de la fécondité comme le Mexique, l’Indonésie et le Brésil… Pourtant, la transition démographique a été réalisée par les Occidentaux en plus d’un siècle alors que celle du tiers-monde a été accomplie seulement en un demi-siècle.

Et viennent aussi les zones qui semblent encore en poussée démographique comme le Moyen-Orient, le Maghreb et la quasi-totalité de l’Afrique « noire » ainsi que de l’Amérique andine. Le lien entre pauvreté, insuffisante éducation et forte natalité est évident. Au Moyen-Orient et au Maghreb, l’impact de l’islam et donc du statut des femmes dans les pays musulmans sur la natalité est difficile à apprécier.

Posté par Charlotte Piette à 17:59 - I.a. Le Monde - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

III. Aspects culturels

1°/ Les principales langues officielles dans le monde

+ carte des principales langues_officielles dans le Monde

Toute langue est le produit d’une histoire culturelle, politique et économique. La répartition actuelle des langues s’explique par l’histoire des sociétés : des ensembles mi-impériaux et mi-nationaux, des conquêtes, plusieurs langues européennes avec la colonisation. Ainsi, la répartie géographique des langues résulte de l’histoire des peuples, des combats livrés entre eux, des victoires des uns et des défaites des autres.

Les langues dominants sont souvent l’instrument d’expression de peuples anciens et puissants comme avec l’aire chinoise, coréenne, japonaise, persane et russe. Bref, la construction linguistique dépend de la construction impériale ou nationale : l’histoire d’une langue, c’est l’histoire d’un peuple et d’une culture qui a survécu. Ainsi, la Chine, véritable masse humaine, a été dirigée par des empereurs voulant isoler la Chine, centre du monde. Tout comme le Japon, ou la Russie avec les tsars et ensuite le régime soviétique.

Puis se dessinèrent d’autres espaces impériaux. L’arabe, avec la diffusion de l’Islam au VIIe siècle s’étend à partir de la péninsule arabique au Proche-Orient, à l’Empire byzantin et au sud de la Méditerranée. C’est aussi le cas des langues de l’ensemble turc qui s’implanteront en Anatolie.

Et à partir du XVe siècle, les puissances européennes partent à la conquête de nouveaux pays : le Brésil s’exprime en portugais, le reste de l’Amérique latine en espagnol, les États-Unis et l’Australie en anglais, le Canada en anglais et en français, une grande partie de l’Afrique occidentale en Français : cette répartition n’est dû qu’à la colonisation.

L’anglais, une langue universelle ?

La diffusion de l’anglais, comme une langue officielle dans de nombreux pays, s’explique par trois facteurs : l’héritage de l’Empire britannique, dits les États du « Commonwealth blanc » (Canada, Australie, Nouvelle-Zélande. Ces pays étaient peuplés de descendants de colons britanniques. La puissance des États-Unis, grand bénéficiaire des conflits du XX siècle et enfin le besoin d’une langue unique pour les activités mondialisées comme l’économie et les finances ont aussi eu un rôle dans ce rayonnement planétaire de l’anglais. Mais ces langues dites universelles s’imposent en réalité dans des cercles limités mais détenant richesses et pouvoir.

La prolifération des revendications linguistiques.

Alors que l’Anglais devient une langue universelle grâce à la mondialisation, des revendications se multiplient portées par le droit de chacun à être soi-même et par les principes de la démocratie. Alors qu’au XIXième siècle, ces langues locales semblaient destinées à disparaître, depuis les années 1980, elles retrouvent leur légitimité. Le flamand, le basque, le corse ou le catalan deviennent donc le support d’une nouvelle fierté, celle d’un peuple qui a surmonté la répression et le mépris.

2°/La langue française dans le monde

Aujourd’hui, avec plus de 120 millions de locuteurs, cette langue romane issue du latin fait partie des douze premières langues parlées dans le monde : outre la France, une partie de la Belgique et de la Suisse, le Québec et encore comme langue seconde l’Afrique occidentale et équatoriale, les « îles » (Antilles, Maurice, Réunion) et dans une certaine mesure le Maghreb, le Liban, des pays d’Europe orientale (Roumanie, Bulgarie, Moldavie). Mais le français rencontre le défi de l’anglais ces dernières années mais aussi des autres langues européennes et régionales.

Du XVIIIe siècle aux deux guerres mondiales, la langue française est à son apogée comme langue internationale : c’est la langue des salons, des diplomates, des penseurs. AU XVIIIe siècle, ce sont les philosophes des Lumières (Voltaire, Montesquieu, Diderot) qui développent cette idée. Certes la France est une grande nation mais il est pourtant temps de limiter son influence : l’Allemagne vainc la France en 1871 alors qu’elle aidait à la construction de l’unité italienne. L’Allemand et l’Italien prennent alors leur importance moderne. Mais le français s’étend ailleurs avec l’Empire colonial en Afrique et même en Asie (Liban et Indochine). Après des défaites, la France est à l’initiative de la construction européenne avec comme capitales Strasbourg et Bruxelles. Au début, la Communauté Européenne travaille et négocie en français.

Aujourd’hui, le français subit l’influence grandissante de l’anglais « langue universelle » dans les technologies, les sciences et l’économie… mais il reste une langue encore utilisée dans le monde notamment à l’ONU. Mais outre l’anglais, d’autres pôles linguistiques se créent comme en Espagne et au Portugal avec l’Amérique latine. L’Allemagne revendique aussi son égalité linguistique avec le français et l’anglais dans les organisations européennes. De plus, la zone « francophone » (Maghreb, Afrique occidentale) souffre d’un manque de réussites économiques et politiques. Seul le Québec en dehors de l’Europe connaît un grand succès. Le français est confronté à des phénomènes régionalistes de plus en plus nombreux : le corse, le breton, l’alsacien, le basque et le catalan… L’État veille pourtant à ce que le français reste la langue commune, celle de la République française.

Aujourd’hui, défendre le français, c’est défendre une pluralité culturelle et c’est aussi accepter que le français soit une langue parmi d’autres…

Posté par Charlotte Piette à 17:50 - I.a. Le Monde - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

IV. Les Grands Enjeux

2°/ Les grandes puissances coloniales

La colonisation appartient au passé. Du XVIe siècle aux deux guerres mondiales, les puissances européennes se sont partagés le monde. Mais ces puissances ont perdu leurs empires. C’est la grande vague de la décolonisation. L’URSS, dernier grand empire, s’effondre en 1991. La colonisation a unifié la Terre ; elle a diffusé des concepts universels comme l’État souverain, le développement économique, les droits de l’Homme…

Au fil des siècles. Dès le XVe siècle, le Portugal et l’Espagne deviennent les deux grandes puissances coloniales, Christophe Colomb, avec la découverte de l’Amérique, ouvre une nouvelle phase de la colonisation ; celle de l’Amérique du Sud où l’on parle aujourd’hui Espagnol et Portugais. Suivent ensuite de nouvelles puissances européennes comme les Pays-Bas, la France et le Royaume-Uni. Les États-Unis, avant colonie britannique, est la première à devenir indépendante, avec le soutien de la France au XVIIe siècle. Puis au XIXe siècle, la Chine est mise sous tutelle mais le Japon, échappant au même sort, devient lui-même une puissance coloniale (Corée, Taiwan). Deux zones restent à partager : l’Afrique envahie par les États européens à la fin du XIXe siècle et le Moyen-Orient, dirigé par l’Empire ottoman, que se disputent l’Angleterre et la France à l’issue de la Première Guerre Mondiale. De plus la Russie conquiert la Sibérie ; les États-Unis s’approprient l’est et le sud des États-Unis d’aujourd’hui.

Aujourd’hui, encore des traces. L’Amérique et l’Afrique restent sans doute les continents les plus touchés par la colonisation. L’Amérique du Nord et le sud du Brésil perdent la plupart de leurs habitants originels ; divisés entre des États de type européen et encore quelques amérindiens des temps précolombiens. En Afrique, trois siècles après la colonisation de l’Amérique, les populations locales saignées par l’esclavage ne subissent pas le quasi-anéantissement des Indiens d’Amérique du Nord. Il en résulte une Afrique partagée en une cinquante d’États, aux frontières tracées par les colonisateurs. L’Asie, elle, entre en convulsion sous le choc de cette colonisation : effondrement de la Chine impériale, expansionnisme japonais et guerres de libération nationale. Les valeurs occidentales pénètrent l’Asie. Après la Seconde Guerre Mondiale, l’Asie « décolle » économiquement. Et le Moyen-Orient, protégé par d’anciens empires, est la dernière région à tomber sous l’emprise européenne après la Première Guerre Mondiale. L’Europe sème ses idées et tente de se débarrasser du problème sioniste qui promet aux Juifs du monde entier un foyer national en Palestine.

2°/ La guerre froide

De la Deuxième Guerre Mondiale aux années 1989-1991, la guerre froide oppose l’Ouest, le camp capitaliste et libéral, à l’Est, le camp soviétique et presque « communiste ». Chaque camp a pour objectif de rallier toute l’humanité à son idéologie : la planète entière est ainsi mobilisée. En 1989-1991, l’Occident « gagne » ou plutôt « l’Est perd ». L’URSS se dissocie et s’effondre par la suite. La guerre froide aura fait 15 millions de victimes, la plupart étant des civils.

La guerre froide commence en 1917 avec les Révolutions en Russie devenue Union Soviétique. Le « socialisme marxiste » naît alors et les pays occidentaux (France, Royaume-Uni et États-Unis) comprennent que ce sera un défi redoutable. Pendant la guerre et la menace nazie, l’Occident et l’URSS s’unissent. En 1945, après la défaite de l’Allemagne et du Japon, deux blocs s’affrontent : l’Ouest, dirigé par les États-Unis et l’Est par l’URSS. Chacun étend alors son emprise par différents moyens. La naissance de l’arme nucléaire et du missile intercontinental contraint les deux ennemis à une maîtrise et à des efforts : une guerre nucléaire et ses dégâts n’est gagnée par personne. Un dialogue s’installe entre Washington et Moscou. La course aux armements est lancée et les deux blocs empêchent d’autres puissances de posséder cette arme. Mais la guerre ne faiblit pas, chaque camp essayant de chercher les vulnérabilités de l’autre.

Dans le tiers-monde, des alliances se forment également : la Chine communiste et l’URSS aident le Viêt Nam à vaincre les États-Unis alors que ceux-ci soutiennent l’Afghanistan contre l’occupation soviétique. Puis durant l’automne 1989, le bloc soviétique s’effondre et deux ans plus tard, l’URSS n’existe plus. Cette défaite s’explique par trois raisons :

- l’URSS, moins développée que les États-Unis, s’efforçait à vouloir les rattraper. L’URSS, à bout de souffle, s’écroule donc économiquement, ruinée par la course aux armements : le plan quinquennal introduit par Staline est efficace pour les industries lourdes mais se révèle incapable d’intégrer les révolutions technologique, électronique et informatique.
- au niveau de la population, l’URSS ne parvient pas à lui fournir une véritable prospérité et ne lui offre que censure et répression en ce qui concerne les libertés individuelles.
- l’ambition révolutionnaire de l’URSS a été profondément ralentie et s’est vite aperçue impossible : le régime de moins en moins totalitaire est devenue inefficace après la mort de Staline en 1953. Son dernier chef, Gorbatchev, se rend compte de cette impossibilité de relance économique ; l’URSS se disloque en 1991.

Posté par Charlotte Piette à 17:45 - I.a. Le Monde - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
« Accueil  1