1°/ La végétation

- Les terres froides : la toundra et la taïga :
Sur le littoral de l’Océan Arctique et à l’intérieur des terres (nord de la Russie et de l’Amérique du Nord), on trouve la toundra (plaine sans arbre) dans la région arctique, et la taïga (forêt de conifères) dans la région subarctique. Dans des conditions extrêmes, où les variations saisonnières sont très accentuées, la température dans la toundra n’atteint pas 10°C dans la période la plus chaude alors que dans la taïga, cette température doit exister au moins un mois par an pour qu’elle survive. Les précipitations sont peu importantes. La répartition uniforme des plantes et des animaux s’explique par l’existence d’une terre reliant l’Asie à l’Amérique, il y a des millions d’années. Certains ont ainsi pu migrer d’un continent à l’autre. De plus, la taïga offre du bois en abondance qui permet un développement de l’industrie du papier dans ses régions. On trouve aussi des gisements de minéraux d’hydrocarbures au Canada, en Sibérie ou en Alaska.

- Les forêts des régions tempérées :
Les forêts d’arbres à feuilles caduques, caractéristiques des forêts tempérées se situaient principalement dans l’hémisphère Nord, en Europe, aux États-Unis et en Asie orientale, où la plupart ont été détruites, remplacées par des cultures. Le climat varie : continental sur les côtes orientales, tempéré sur les côtes occidentales avec des pluies abondantes. En Amérique du Nord et en Asie dominent le chêne vert, le noyer et l’érable ; en Europe, le chêne vert, le hêtre, le châtaigner, le frêne et le tilleul. Aux tropiques, s’étendent des forêts de feuillus tandis qu’au Japon et au sud-est des États-Unis poussent des chênes, des lauriers et des magnolias ainsi que des palmiers et des fougères.

- Les forêts tropicales :
Les forêts tropicales (fluviales) se situent près du Golfe de Guinée (avec la forêt dense), en Amérique du Sud (Amazonie) et en Indonésie (près du Golfe du Bengale..). Les caractéristiques de ces forêts sont qu’on trouve toujours une température (» 27°C) et des précipitations (abondantes et régulières) très élevées : seule l’amplitude diurne importe. Les arbres sont très hauts, la faune d’une grande diversité : des singes, des oiseaux multicolores ou des insectes exotiques… Malgré la pauvreté du sol, la forêt tropicale est la plus luxuriante du monde.

- Les prairies :
Les prairies se situent dans tous les continents de la Terre, plaines ou collines, principalement entre déserts et forêts. En Amérique, les pampas (Amérique du Sud) et les prairies nord-américaines ; en Asie, la steppe russe ; en Afrique, le veld (au sud) et la savane tropicale ; en Océanie, la basse plaine australienne ; toutes sont des variétés de prairies. Le climat est humide et sec. Dans les prairies tempérées, les étés sont chauds et les hivers froids ; dans les prairies tropicales, la température reste uniforme toute l’année. Les animaux cohabitent ensemble comme par exemple dans la savane où l’on trouve, les lions, les zèbres, l’impala, la girafe…

- Les déserts (chauds) :
Les déserts se situent principalement en Afrique avec le Sahara et le Kalahari et en Asie, avec celui d’Asie centrale et d’Arabie. Le désert est inhospitalier pour les hommes : le climat est aride, les précipitations sont inférieures à 125mm, les températures varient de 30°C à 40°C la journée et jusqu’à 0°C la nuit. Il existe des déserts chauds (le Sahara), des déserts à latitude moyenne (Asie centrale, le Grand Bassin des États-Unis) et des déserts à basse latitude. Il y a principalement des déserts de reg (composés de roches) ou d’erg (de sable). Des terres arides sont devenues fertiles grâce à de grands travaux d’irrigation comme les rives du Nil. L’eau est effectivement très rare et précieuse pour les quelques habitants du désert. Des animaux comme les insectes, les scorpions, les araignées, les chameaux ou les gazelles ainsi que des plantes comme le cactus se sont pourtant adaptés à ce climat.

2°/ Le relief et les climats

1. Le relief
Le relief est réparti en différentes altitudes (dont l’unité est le mètre) :
- niveau au dessous du niveau de la mer : dépression comme près de la mer Caspienne en Europe
- niveau 0 à 200 (niveau de la mer) : les plaines comme la Plaine du Nord en Europe, les bassins comme celui de l’Amazone en Amérique du Sud
- niveau 200 à 500 : les déserts plats comme celui d’Australie (le Grand Désert de Sable), les bas plateaux comme en Amérique du Nord (avec les lacs)
- niveau 500 à 1500 : les plateaux comme en Arabie ou celui du Deccan, en Inde
- niveau 1500 à 4000 : les basses montagnes comme en Afrique australe, et des montagnes comme en Europe, les Alpes, ou en Nouvelle-Guinée (Océanie), ou encore des hautes montagnes comme la Cordillère des Andes en Amérique du Sud
- niveau 6000-8000 : de très hautes chaînes de montagnes comme en Asie, avec l’Himalaya et le Mont Everest.

Voir la carte_du_relief_du_Monde


2. Les climats
Il existe dix types de climats dans le monde :
- le climat nival, avec un sol constamment gelé : Groenland central
- le climat semi nival, avec les toundras : Barrow, en Alaska
- le climat subarctique, avec des hivers humides et froids : Moscou, en Russie
- le climat tempéré chaud avec humidité constante : Charleston, aux États-Unis
- le climat tempéré chaud avec sécheresse estivale : Athènes, en Grèce
- le climat tempéré chaud avec une sécheresse hivernale : Bénarès, en Inde
- le climat semi-aride ou subtropical avec des steppes : Williston au Canada
- le climat sec aride avec des déserts : Assouan en Égypte
- le climat tropical avec des précipitations périodiques et les savanes : Yola, au Nigéria
- le climat équatorial avec des précipitations constantes et les forêts équatoriales : Singapour

Voir la carte_des_climats_du_Monde



3°/ Les ressources en eau

La masse d’eau présente sur la planète est principalement constituée d’eau salée (97,4 %). L’eau douce (2,4 %) est stockée sous forme de glace pour l’essentiel ou dans les nappes souterraines. Les eaux de surface représentent une part très faible du stock d’eau douce (0,01 %). Au total, l’eau ne manque pas. En revanche, sa répartition et son accès sont inégaux. L’alimentation humaine ne représente que 8 % de la consommation mondiale d’eau, beaucoup moins que l’irrigation : 70 %.

Depuis la fin du XX siècle, l’eau devient un enjeu économique, social et politique. Cette ressource vitale subit directement la croissance démographique, la course au développement économique, l’aspiration à une meilleure santé. L’eau est-elle encore une ressource gratuite ? Les coûts croissants de son exploitation, de son recyclage imposent un prix pour son utilisation. L’accroissement de la demande fait de l’eau quelque chose de rare !

La problématique de l’eau varie radicalement d’une région à une autre. Dans l’Occident développé, situé dans les zones tempérées, tous ou presque ont accès à l’eau potable. L’eau, abondante, tend à être gaspillée. Mais les réserves d’eau sont faibles en Moyen-Orient et en Afrique où les facteurs de tensions se cumulent : des conflits apparaissent.

La Terre ne manque pas physiquement d’eau : c’est sa gestion qui est très mal gérée ainsi que sa distribution.

4°/ Les risques naturels et les accidents climatiques

Les risques naturels et les accidents climatiques accompagnent la vie des hommes. Autrefois, ils étaient considérés comme une véritable fatalité et l’homme ne pouvait que « subir ». Mais cette idée a profondément changé.

L’approfondissement de la connaissance de phénomènes naturels. La science des variations et des équilibres naturels se développe grâce à l’apparition de nouveaux instruments (satellites, logiciels d’ordinateur…) et grâce à la multiplication des coopérations. La Terre est à présent sous surveillance constante de milliers d’experts. Mais de nombreuses questions se posent à nouveau avec l’accumulation des connaissances.

Entre causes naturelles et causes humaines. Tous les accidents sont considérés comme dus plus ou moins en partie à l’homme. Les activités humaines modifient en effet les équilibres naturels. Par exemple, les cyclones (de plus en plus nombreux), les incendies de forêts (« non volontaires ») sont des conséquences des changements climatiques (en partie d’origine humaine, avec les industries, les transports… qui rejettent dans l’atmosphère des gaz à effet de serre). Ainsi durant le système soviétique, l’immensité du territoire russe est dégradée par les Soviets ; ce sont par ailleurs les multinationales des capitalistes qui polluent le tiers-monde… Depuis 1970, la responsabilité humaine dans les catastrophes naturelles est prise au sérieux. Mais comment définir la ligne de partage entre ce qui est le fait de la nature et le fait de l’homme ? Ce que l’homme a perturbé, il devrait être capable de le remettre en état.