21 septembre 2008
Le Petit Atlas d'Ici
Ici, c'est la Picardie, une région de France qui comporte trois départements : la Somme, l'Oise et l'Aisne. La ville principale est Amiens.
Je vous présente des sites et des événements importants en Picardie :
- Le château de Chantilly dans l'Oise
- Le parc d'éoliennes à Bougainville dans la Somme
- La cathédrale Notre-Dame d'Amiens
- Les inondations dans la Somme
- Le familistère Godin à Guise dans l'Aisne
- Le parc du Marquenterre dans la Somme
Le Parc du Marquenterre
Au coeur de la Baie de Somme, le Parc du Marquenterrre....
"L'homme et la nature se retrouvent"
Le Marquenterre est un espace de terre, de sable et d'eau entre Baie de Somme et Baie d'Authie. Le Parc Ornithologique du Marquenterre est un endroit privilégié où l'homme vient à la rencontre d'une nature en perpétuelle évolution. C'est une halte migratoire indispensable à des miliers d'oiseaux sauvages : on y distingue 280 espèces d'oiseaux. Mais le parc constitue aussi 27 espèces de mammifères, 32 de libellules, 200 de papillons nocturnes et plus de 265 variétés de plantes... La flore est en effet le reflet de la grande diversité des habitats (marais, dunes, forêt, prairies...).
Pour plus d'informations : www.parcdumarquenterre.com
Petite histoire :
En 1963, l'homme gagne sur la mer en créant un polder, qui a pour but de valoriser l'agriculture. Cette terre ne produisant pas les ressources attendues, il imagine d'en faire un "havre de paix" pour les oiseaux au coeur d'une réserve de chasse de 3000 ha. Le Parc Ornithologique du Marquenterre est ainsi né en 1973.
Quelques espèces d'oiseaux :
Grâce à 14 postes d'observation, nous pourrons voir à distance les oiseaux en migration, en hivernage ou même en nidification comme l'Aigrette garzette ou l'Oie cendrée... Entre la Sibérie et l'Afrique du Sud, à mi-chemin entre les quartiers de reproduction et d'hivernage, la Baie de Somme est une halte migratoire pour les oiseaux sauvages : des bécasseaux et pluviers, venus de Sibérie, des Bernaches nonnettes descendues des terres arctiquesou encore des grands échassiers migrant vers l'Afrique... Des oiseaux rares et menacés comme la Spatule Blanche ou l'Avocette s'y reproduisent chaque année !
Des balades pour chacun d'entre nous...
- Une proximité naturelle (2km, 1 heure).
Ce chemin est une véritable entrée en matière pour ceux qui souhaitent pénétrer le monde des oiseaux. D'accès facile, il serptente autour de nombreux plans d'eau douce, traversant prairies et bosquets...
- Une approche discrète (4km, 2 heures).
Sur ce chemin, ressntez l'appel des grands espaces et pénétrez l'intimité des oiseaux grâce aux postes d'observation. Découvrez aussi les différents milieux de vie des oiseaux et guettez leurs allées et venues...
- Un univers préservé (6km, 3 heures).
En longeant la digue de sable, ce chemin vous conduite au coeur des lagunes, juste derrière l'estuaire... Alors évadons-nous !
Et aussi la Maison de l'Oiseau
Entre Cayeux-sur-mer et St-Valery-sur-Somme, au sud de la Baie, un autre lieu est consacré au thème de l'Oiseau et est un complément indispensable à la visite du Parc : créée en 1984, la Maison de l'Oiseau regroupe une collection unique et exceptionnelle d'oiseaux naturalisés ! Découvrez ainsi les oiseaux dans leurs moindres détails, apprenez leur nom et leur mode de vie...
Pour plus d'informations : www.maisondeloiseau.com
03 juillet 2008
Le familistère de Guise
Informations sur le Palais social
Le Familistère de Guise ou Palais social se situe au centre de la ville de Guise pour montrer que c’est un modèle applicable dans une ville, dans la presqu’île formée par l’Oise. Il reprend les particularités du Phalanstère de Fourier. Jean-Baptiste Godin commence la construction du Familistère en 1858. La place du Palais social est marquée par une statue de Jean-Baptiste André Godin, inaugurée en 1889. Par un geste du bras gauche, Godin apparaît comme un bienfaiteur et désigne le Palais et son usine.
Les premiers logements d’habitations sont construits dans l’aile gauche du Palais social. Elle est toutefois différente aujourd’hui (balcons, toiture à la flamande) car elle a été démolie en 1918 et reconstruite en 1924. Suivront aussi les constructions du Pavillon central (1865) et de l’aile droite (1877) où habitera J.B. Godin. Ils forment trois parallélogrammes comprenant au total 494 logements. Les appartements sont disposés autour d’une vaste cour intérieure, dallées d’une mosaïque et couverte d’une verrière, sur trois étages. Quatre escaliers sont installés à chaque angle de la cour, permettant d’accéder aux appartements. Des coursives (couloirs étroits) ressemblent à de petites rues et relient les différents appartements qui sont standardisés pour éviter les hiérarchies prônées dans les cités ouvrières, composés de deux grandes pièces avec deux lits, un berceau de son, deux tables, quelques chaises, un placard et une cuisinière Godin en fonte. Les chambres mesurent jusqu’à 20 m². La lumière pénètre grâce aux fenêtres qui donnent sur l’extérieur et la cour intérieure. A chaque étage, des points d’eau courante, des toilettes et des vide-ordures rendent aux Familistériens un confort supplémentaire.
En 1858, sont aussi construits les économats, dirigés par l’économe. Ces petits magasins (boulangerie, boucherie, épicerie…) permettaient aux habitants de s’alimenter sans sortir du Familistère, avec des produits à prix réduits (les aliments sont revendus au prix d’achats). Dans les premiers plans, il y avait aussi un restaurant transformé en buvette. Abandonnés en 1969, les économats ont aujourd’hui été transformés en musée. Sont aussi construit le pavillon Cambrai, le dernier immeuble d’habitation le plus vaste comportant 150 appartements, et le pavillon Landrecies qui s’élève sur la rive droite de l’Oise, un nouveau bâtiment d’habitation construit en 1882.
Pour Godin, l’éducation des plus jeunes enfants était essentielle. Il a donc fait construire la nourricerie et le pouponnat derrière le Pavillon Central qui accueillent les enfants de 15 jours à 4 ans : les femmes pouvaient ainsi continuer leur travail mais étaient autorisées à les garder quelques mois. Détruite en 1918, la nourricerie-pouponnat ne sera pas reconstruite. L’école était mixte et obligatoire pour les enfants du Familistère jusqu’à 14 ans au moins. La Fête de l’Enfance était organisée chaque année. Un théâtre à l’italienne, surnommé « temple de la connaissance », a aussi été construit pour « éduquer le peuple du Familistère » qui servait principalement aux représentations des élèves, aux leçons générales ou encore pour des divertissements et des spectacles… Les matériaux pour la construction utilisés étaient la fonte, le bois et le métal. A l’origine, les sièges étaient de simples bancs et la salle pouvaient ainsi contenir mille personnes. Un kiosque à musique a aussi été construit en 1860 au milieu du parc.
Le lavoir-piscine ou buanderie-piscine est situé sur la rive droite de l’Oise. Le lavage du linge étant interdit dans les appartements, Godin construisit en 1870 une buanderie où des machines perfectionnées étaient installées. Un système d’eau chaude produite par les machines à vapeur de la fonderie permettait le lavage du linge qui séchait ensuite. Des bains et des douches ont aussi été installés. L’apprentissage de la nage était pour Godin une contribution à l’hygiène et à la santé des Familistériens. Une piscine de 50 m² et profonde de 2,50 m permettaient aux enfants de se baigner sans danger grâce à un système qui permettait d’abaisser et de soulever le plancher de la piscine. Abandonné en 1968, la buanderie-piscine va connaître une importante restauration en 2004.
Godin avait aussi prévu un jardin d’agrément, de 1,2 hectare, situé sur la rive droite de l’Oise entre l’usine et le Palais social. Il permettait aux travailleurs de l’usine de se reposer durant la pause et constituait aussi un petit potager qui devient un atelier pédagogique et l’approvisionnement du Familistère en légumes. Des statues, des bassins et des bancs sont disposés dans le parc. Une serre est construite dans les années 1900. En 1889, à l’extrémité nord du jardin, un mausolée est érigé sur la tombe de Jean-Baptiste Godin et de Marie Moret. Il est composé d’un obélisque en pierre bleue où figure l’effigie de Godin, symbolisant le progrès, entourée par deux allégories, le Travail et la Famille, représentées l’un par un mouleur de l’usine Godin et ses attributs (louche de fonderie) et l’autre par une mère tenant un bébé dans ses bras.
La manufacture Godin fabrique toujours des poêles en fonte et depuis quelques années des ustensiles de cuisine en fonte. Ces produits en fonte étaient aussi utilisés dans les appartements du Familistère (dans les appartements, on trouvait des cuisinières Godin…). À l’apogée du Familistère de Guise, l’usine comptait 1500 ouvriers.
La galerie de photos...
La place du Familistère La cour intérieure de l'aile droite
Un appartement du XIXième Le théâtre du Familistère
au Familistère de Guise
Les écoles du Familistère Les économats
Le lavoir-piscine L'usine Godin aujourd'hui
Le jardin-potager Le jardin d'agrément
Le mausolée de J.B. Godin
23 avril 2008
Le parc d'éoliennes à Bougainville
INTRODUCTION :
En Picardie, le parc d’éoliennes de Bougainville est très réputé. Ainsi, je vous présente un dossier sur les éoliennes. Dans la première partie, j’explique à quoi sert une éolienne et le fonctionnement de celle-ci. Dans l’autre, je parle de l’énergie éolienne, ses avantages et ses nuisances pour l’avenir.
Parc d'éoliennes à Bougainville
I. QU’EST-CE QU’UNE EOLIENNE ?
Une éolienne, ou « aérogénérateur » est un dispositif permettant d’utiliser l’énergie du vent. L'énergie éolienne est aussi une forme indirecte de l'énergie solaire, puisque ce sont les différences de températures et de pressions qui mettent les vents en mouvement. Le vent est avec le soleil une ressource inépuisable. Les éoliennes sont donc des énergies renouvelables.
a) A quoi sert une éolienne ?
Une éolienne sert à :
- conserver de l’énergie mécanique : le vent est utilisé pour pomper de l'eau ou pour faire tourner la meule d'un moulin…
- transformer en énergie électrique : l’éolienne est couplée à un générateur électrique pour fabriquer du courant continu ou alternatif.
Il existe deux types d'éoliennes modernes : celles qui ont un axe horizontal dont le rotor ressemble a une hélice d'avion et celles qui ont un axe vertical - dans ce cas, les pales sont complètements fermées et l’éolienne forme alors un cylindre. Les plus courantes sont celles à axe horizontal.
Eolienne à axe horizontal Eolienne à axe vertical
b) Le fonctionnement d’une éolienne
Le pilotage d'une éolienne est totalement automatique. Les systèmes éoliens captent l'énergie du vent en utilisant de grandes pales, montées sur de hautes tours appelées turbines. Le vent fait tourner les pales et les pales font tourner un générateur qui produit de l'électricité. Les éoliennes sont donc composées de pales en rotation autour d'un rotor et actionnés par le vent, d'un mât en acier et d'une nacelle. La taille varie d’une dizaine de mètres (diamètre des pales de 1 à 2m) à plus de 100 mètres (diamètre des pales de plus de 50m).
Vocabulaire :
Les pales : elles sont au nombre de trois et forment l’hélice.
Le rotor : le rotor est généralement constitué de trois pâles fixées sur un moyeu. Les pâles tournent à une vitesse maximum de l'ordre de 30 tours par minute.
La génératrice électrique : elle transforme l'énergie mécanique en énergie électrique. Le multiplicateur accélère la vitesse de rotation du rotor au-delà de 1000 tours par minute pour la génératrice électrique.
Le mât : il permet de placer le rotor à une hauteur suffisante pour permettre son mouvement.
La nacelle : elle est montée au sommet du mât et abritent les différents composants nécessaires au fonctionnement de la machine.
II. LES EOLIENNES, UNE ENERGIE NOUVELLE POUR L’AVENIR
Dans cette seconde partie, nous présentons les intérêts et les nuisances de l’énergie éolienne.
a) Aujourd’hui, les éoliennes sont-elles très utilisées ?
Des milliers d’éoliennes fonctionnent dans diverses régions du monde, avec une capacité totale de plus de 93800 MW (unité de puissance) fin 2007. Aujourd’hui, dans le monde, les grands parcs éoliens se situent en Allemagne (22247 MW : puissance éolienne), le plus grand producteur d’électricité éolienne, en Espagne, aux États-Unis, qui ne favorisent pas vraiment ces énergies renouvelables, au Danemark ou encore en Inde. La France, elle, est très loin derrière, avec ses 2455 MW de puissance éolienne. L’Union Européenne a décidé de produire 20 % de son électricité en énergie renouvelable d’ici 2020. Ceci ne peut se faire sans éolienne offshore, c’est-à-dire des éoliennes installées en mer.
Rang |
Pays |
MW (2007) |
1 10 |
Allemagne |
22247 2130 |
b) Une énergie naturelle pour l’avenir
1° Une énergie "propre"
Le vent est une source d’énergie inépuisable, contrairement aux combustibles fossiles (pétrole, charbon, gaz naturel). C’est une source d’énergie gratuite et renouvelable.
Mais surtout c’est une énergie propre : une éolienne ne produit pas de pollution des sols (absence de production de suies, de cendres, de déchets), ni de pollution de l’eau (absence de rejets dans le milieu aquatique, absence de production de métaux lourds), ni de pollution de l’air (absence d’émissions de gaz à effet de serre, de poussières). La durée de vie d’une éolienne est aujourd’hui d’une vingtaine d’années. En fin de vie, l’éolienne est entièrement démontée et ses principaux composants pourront globalement être recyclés.
L'électricité est obtenue sans aucune émission de CO2 ou de déchet toxique. Elle permet de réduire les émissions de CO2 de plus de 68 millions de tonnes par an. Et une éolienne de 2 MW peut produire l’équivalent de la consommation électrique annuelle de 800 foyers (hors chauffage) et permet d’éviter le rejet annuel de 2 000 tonnes de dioxyde de carbone CO2 dans l’atmosphère.
2° Un prix avantageux
Le coût d’investissement d’une centrale éolienne est d’environ 1 à 1,2 million d’euros par mégawatt de puissance installée. Le kWh éolien est cher : 6 à 7 centimes par kWh. Mais le vent, lui, est gratuit. De plus, le coût du kWh éolien est appelé à diminuer dans les années à venir, grâce à des progrès techniques et de fabrication. La filière est aussi créatrice d’emplois dans la fabrication et l’installation des éoliennes.
c) Les problèmes liés à l’implantation des éoliennes
1° Le bruit
Les éoliennes émettent deux sortes de bruits : un bruit mécanique et un bruit aérodynamique. Le bruit d'une éolienne est constitué avant tout du bruit aérodynamique de la pale qui fend l'air. Il y a aussi le bruit produit par le passage de l'air dans l'hélice et celui produit par la rotation des éléments mécaniques. Mais aujourd'hui, le niveau sonore à 250 m d'une éolienne ne dépasse pas 50 dB, soit moins que l'intérieur d'une maison habitée. Le bruit devient imperceptible à plus de 300 m. Dans la plupart des cas, le bruit du vent couvre celui des éoliennes.
Nombreuses sont aussi les personnes qui se plaignent des méfaits de l’implantation des éoliennes sur le paysage. Pour qu’une éolienne puisse créer suffisamment d’énergie, le mât doit se trouver à une hauteur assez élevée. Cela a très peu d’importance dans les régions industrielles mais cela un impact plus significatif dans les régions ayant un certain attrait touristique. Les pays qui se sont lancés résolument dans la production éolienne d’électricité ont couvert des régions entières d’éoliennes.
3° L’impact sur les oiseaux
Les parcs d’éoliennes peuvent avoir deux effets sur les oiseaux : la collision directe et la réduction de leur habitat. Il faut donc éviter que les parcs soient situés sur les couloirs de migration et prendre des précautions dans des régions où vivent des espèces d'oiseaux menacées. Les perturbations sur l'habitat des animaux n'ont pas encore été suffisamment étudiées et les études disponibles à l'heure actuelle ne permettent pas de tirer des conclusions.
4° Les accidents éoliens
Un accident éolien est un événement qui entraîne des dommages envers l’éolienne. Les principales origines de ces accidents sont d'abord des vents forts, et ensuite la foudre : un fort vent peut entraîner la rupture du système d’hélices et la foudre peut provoquer un incendie. Mais dans le monde, personne n'a encore jamais été reconnu victime d'un accident éolien. Ces accidents sont donc peu dangereux car les parcs éoliens sont situés à plusieurs centaines de mètres de tout riverain.
Le mât d’une éolienne s’écrase au sol : une pale est tombée sur le sol,
les deux autres ont dérivé sur 8 km, à Boulogne-sur-mer (Nord-Pas-de-Calais) en mars 2004.
CONCLUSION
L’énergie éolienne constitue un moyen renouvelable de produire de l’électricité. Grâce à leur coût de plus en plus avantageux, les éoliennes devraient être très utilisées dans le futur. De plus, le vent est une énergie inépuisable et gratuite. Mais c’est aussi une énergie propre qui ne produit aucune pollution de l’eau, de l’air ou du sol. Malgré quelques inconvénients comme le bruit, l’impact sur les oiseaux, les accidents éoliens et surtout la défiguration du paysage, les éoliennes sont une énergie nouvelle pour l’avenir.
Eoliennes en Picardie
Éoliennes sur la côte d’Opale (Pas-de-Calais)
La cathédrale Notre-Dame d'Amiens
La cathédrale d’Amiens, l'une des plus vastes du monde, a une architecture gothique. Elle a été construite entre 1220 et 1228, à partir des plans de Robert de Luzarches. Très connue par sa légèreté architecturale, elle se dessine comme toutes les autres en forme de croix. De toute la ville, on peut apercevoir la haute et fine tour de la cathédrale qui reflète un élan vers Dieu. Ce dieu est un Dieu de lumière : de nombreuses fenêtres ainsi que beaucoup de vitraux laissent pénétrer une grande lumière. Elle est également inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco.
I. Histoire de la construction de la cathédrale d’Amiens
La cathédrale d’Amiens a été construite après l’incendie d’une église romane (qui datait de 1152). Elle devient donc gothique comme les nombreuses églises qui furent bâties à cette époque. Les premières pierres furent déposées en 1220. Les architectes, Robert de Luzarches, puis Thomas de Cormont et enfin son fils, commencent à construire la façade et la nef, contrairement aux traditions. Les plus grandes parties sont finies au XIIIe ce qui montre bien que la cathédrale a été très vite construite. La nef est achevée en 1236 et la façade et les tours en 1243. Viendra plus tard, en 1528, la haute flèche qui surmonte la cathédrale.
II. Dimensions
- longueur extérieure : 145 m
- longueur intérieure : 133.50 m
- largeur de la nef : 14,60 m
- longueur du transept : 70 m
- hauteur sous voûte : 42.30 m
- hauteur de la flèche : 112.70 m
- surface couverte : 7 700 m²
- volume intérieur : environ 200000 m³ (le double de la cathédrale de Paris)
III. Plan de la cathédrale d’Amiens
a) Généralités
La cathédrale est dessinée en forme de croix latine, avec une nef et un transept à bas-côtés et un chœur qui comprend cinq vaisseaux. Le déambulatoire mène à sept chapelles rayonnantes. La nef comporte de grandes arcades (les piliers qui les supportent sont ronds). Les voûtes sont à croisées d’ogives. Les proportions très harmonieuses donnent à la cathédrale cet aspect de légèreté architecturale.
Les portails de la façade ouest sont, comme celui du transept sud, richement ornés de sculptures. Au centre du portail central se trouve une statue du Christ sauveur, le "Beau-Dieu d'Amiens". Le tympan au-dessus est décoré d'une représentation du Jugement Dernier. Les deux autres portails sont voués à Notre-Dame et à saint Firmin. Celui du transept est le portail de la "Vierge dorée". Au-dessus, la façade ouest est ornée d'une galerie de rois. (voir photo des trois portails)
La nef donne une impression de hauteur et de lumière (voir photo). Les vitraux projettent une lumière dans la cathédrale, tout en les décorant. A Amiens, ils sont très nombreux : la rosace (voir photo), le vitrail des tisserands et d’autres… Le labyrinthe de la cathédrale d’Amiens symbolise le chemin de la terre vers Dieu. Il n’est pas fait pour se perdre mais pour se guider (voir photo).
IV. Reliques à la cathédrale d’Amiens
On aurait retrouvé le crâne et un éclat appartenant à Saint Jean-Baptiste. Ils sont visibles à la cathédrale d’Amiens dans une petite vitrine, dans le transept nord.
Le château de Chantilly (Oise)
- Vues du château :
- Le parc et ses jardins :
- Le hameau et ses alentours :
- L'île d'amour :
- Le temple de Vénus :
- Les lacs :
- Les entrées et les façades du château :
- L'intérieur du château :
Les inondations dans la Somme (2001)
Au printemps 2001, en Picardie, plusieurs villes de notre département ont été touchées par les inondations, sans doute provoquées par les pluies et les marées, mais aussi par l’irresponsabilité des hommes. Nous allons d’abord présenter la catastrophe puis l’organisation des secours, ensuite les différentes causes des inondations en terminant par les améliorations faites depuis.
I. Les événements
a) Dates et lieux
Les inondations se sont produites en mars et en avril 2001 (du 28 mars au 25 avril). Plusieurs villes ont été touchées : Amiens, Abbeville, Boulogne s/ Mer (située dans le département du Pas-de-Calais, dans la région du Nord-pas-de-Calais), et d’autres villes situées près de la Somme.
b) Ampleur de la catastrophe
Les inondations sont importantes par l’ampleur et la durée des montées des eaux. Pourtant la Somme n’est pas considérée comme un fleuve avec des crues catastrophiques. Sous l’effet des pluies et des marées, plusieurs centaines de maisons et de familles ont dû être évacuées, face à l’ampleur des dégâts. Plus particulièrement, la Somme a connu de très hautes précipitations en particulier à Abbeville (avec 776 mm d’eau en octobre 2000 jusqu’en mars 2001) mais Boulogne s/ mer a aussi été très touchée (1002 mm d’eau). Jusqu’à deux mètres d’eau, des milliers de maisons ont été inondées. Plus de 108 communes ont été touchées, plus de 2000 habitations inondées, plus de 1000 personnes évacuées. Les particuliers, les entreprises et les collectivités publiques ont été surpris de l’ampleur des dégâts.
Carte de la Somme et de son canal
Voici les différentes dates montrant le nombre de communes, de maisons inondées ainsi que les personnes évacuées et les observations.
Dates |
Communes inondées |
Habitations inondées |
Personnes évacuées |
Observations |
18-23 mars |
Signalements localisés (mouvements de terrain, caves inondées) | |||
24-28 mars |
<50 |
<100 |
<100 |
|
29-30 mars |
51 |
125 |
112 |
|
31 mars - 1er avril |
<55 |
337 |
326 |
|
2-3 avril |
56 |
1021 |
410 |
|
4-8 avril |
64 |
<1200 |
>600 |
Dégradation du réseau ferré le 6 avril |
9-14 avril |
85 |
2422 |
937 |
Forte progression de la crue |
15-21 avril |
113 |
2560 |
1029 |
Stabilisation haute |
22-25 avril |
117 |
2800 |
>1000 |
Stabilité sauf à Abbeville |
26-30 avril |
125 |
1500 |
>1100 |
Révision du décompte des maisons inondées, stabilisation relative |
1er-4 mai |
130 |
<1500 |
>1100 |
Légère baisse |
5-9 mai |
130 |
<1500 |
<1000 |
Tendance générale à la baisse |
II. Secours
a) Organisation des secours
Du 18 au 23 mars, les interventions des services de secours sont limitées. Les premières évacuations commencent en retard, vers le 23 mars, après des repérages du début de la montée des eaux (voir le schéma ci-dessus). La Croix-Rouge s’est mobilisée pour intervenir en urgence auprès des familles sinistrées. Au début du mois d’avril, 190 familles ont été évacuées. Après le nombre d’évacuation a beaucoup augmenté.
b) La tenue et les dispositifs de pompiers
En cas d’inondations, les pompiers ont besoin de deux équipements : pour plonger (une bouteille d’oxygène, une combinaison de plongée) et une pour aller dans les maisons inondées et pour évacuer des personnes,… (une casquette, une veste et un pantalon imperméable et des bottes en caoutchouc). Il leur faut également un bateau pneumatique et une motopompe pour enlever l’eau.
III. Causes
Elles sont de trois types :
a) La situation de la Somme
La vallée de la Somme forme un ensemble de cours d’eau, de marais, d’étangs, d’ouvrages hydrauliques (canalisation…). Les nappes souterraines exercent une influence sur le niveau des eaux superficielles. Sur une grande partie de son parcours, la Somme reste très peu à l’état naturel, elle a été canalisée. Elle est souvent en dérivation (elle est changée de direction) et aussi en rivière. Le niveau du canal, lui, est trop élevé pour assurer l’écoulement des cours d’eau. La Somme et son canal peuvent évacuer des crues ordinaires mais les crues de 2001 étaient trop élevées et des débordements se sont alors produits. Le débit n’est pas assez suffisant par rapport à l’écoulement des nappes phréatiques qui est trop rapide. Il y a eu plus de cinq milliards de m3 qui ont été déversés par les pluies depuis le mois de septembre 2000. Ce surplus d’eau ne peut être évacuer par le fleuve et l’évaporation n’en a enlevé q’une petite partie.
b) Naturelles
- pluies (précipitations)
Les inondations sont bien sûr dues aux fortes pluies dans la région mais elles n’expliquent pas toutes les causes de cette catastrophe. Il existe deux phénomènes d’inondations : des pluies continues et journalières pendant un mois ou plus (le cas de la Somme) et aussi une pluie intense en une journée (violente).
Précipitations à Abbeville
- marées
Les grandes marées ont détruites les digues et les ont dépassées. L’eau a pu monter facilement.
c) Humaine : insouciance
Des pompiers ont fait l’erreur de ne pas secourir tout de suite les habitants. Les habitants, eux, ont eu tort de construire des nouvelles maisons trop près des digues avec l’autorisation des administrations qui ont éliminé avant les inondations des haies et des fossés (qui auraient pu retenir les eaux de pluies).
IV. Améliorations
- pour le canal
Après les inondations, les solutions envisagées étaient :
- augmenter le plus rapidement possible le débit de la Somme et du canal.
- accélérer le déchargement des nappes.
- pendant l’été, évacuer l’eau des nappes phréatiques et de la vallée pour éviter une trop forte montée des eaux en automne.
- installer des pompes provisoires pour évacuer l’eau.
- informer les personnes, les évacuer le plus tôt possible, s’assurer de leur sécurité et celle de leurs biens.
Après les inondations, les digues ont été reconstruites plus solidement et plus hautes. Les maisons ont été reconstruites plus loin du fleuve et de la mer, selon des nouvelles normes autorisées. L’écoulement de l’eau de la Somme a été facilité vers la mer, pour éviter une montée des eaux trop rapide.
- secours
En cas d’autres inondations, les secours seraient présents près des habitants dès le début des mouvements et bien sûr pendant la durée des inondations pour de ne pas manquer de volontaires.
- prévoyance
La Somme est surveillée et, à la plus petite anormalité, les dispositifs sont prêts.





















































































